27 décembre 2008

Carnet de route (1/2)

Lundi :

Aujourd’hui c’est enfin le départ.

A 9h30 ce matin, nous sommes partis de la maison. Mon mari va faire « équipe du soir » pour pouvoir m’emmener à la gare de l’Est à Paris. Comme tous les ans, je vais passer Noël dans les Vosges. Mais cette année je pars deux jours avant Lionel qui me rejoindra mercredi en voiture. Mais moi je pars en TGV. J’ai mon billet depuis deux mois. 2h14mn de voyage a grande vitesse….Mon mari a toujours peur de ne pas être à l’heure, et la  conséquence aujourd’hui c’est qu’il m’a déposé à la gare une heure et demi avant l’heure du départ.

J’ai déjà visité les boutiques du hall commercial et fait mes derniers achats de Noël qui remplaceront les traditionnelles enveloppes au pied du sapin. Cette année ce sera parfum pour tout le monde. Yves Rocher pour chacune de mes deux cousines, Maroussia pour ma tante et je crois que c’est Scorpio pour mon oncle. J’ai aussi trouvé un petit porte cartes pour mon mari.

Maintenant il me reste encore 45mn et je suis assise dans un des nombreux petits bars dans le hall  de la gare. Je viens de manger un sandwich au jambon et j’attends que le temps passe. Bien a l’abri des courants d’air, derrière la vitre, je regarde les voyageurs. Il n’y a pas la foule des grands départs ! C’est lundi et les vacanciers sont déjà sur leurs lieux de villégiature depuis ce week end……

Les miettes de pain attirent les pigeons et les moineaux. Ils ne sont pas farouches et viennent manger jusqu’en dessous de la chaise et de la table. Je regarde les voyageurs. Ils n’inspirent pas la gaieté. Beaucoup sont en noirs ou en gris. Quelques touches de couleurs, surtout sur les enfants ou dans les bagages. Ils y a beaucoup de valises ou sacs rouges. Même la gare est grise. Les panneaux bleus manquent aussi de gaieté ! Il est vrai que le passage dans une gare n’est pas spécialement réservé aux départs en vacances…Mais aujourd’hui j’ai le temps d’observer et je me rappelle que lorsque je travaillais et que je transitais tous les jours dans cette même gare, je n’avais pas le temps ni l’envie de voir ce genre de détails…Je suis installée dans le train. J’attends le départ. Le TGV est propre, agréable et une bonne odeur parfume le wagon. Les numéros électroniques des sièges ont changé 5mn avant le départ. Beaucoup de voyageurs changent de place. Moi je ne bouge pas. Si quelqu’un réclame SA place on verra ! Une voix féminine nous annonce que le départ est imminent. Tout le monde est assis donc je reste à cette place. Un doux brouhaha a remplacé le bruit de l’installation de tout le monde. Je relève la tête de mon calepin pour m’apercevoir que nous avons démarré. En extrême douceur, je n’ai rien senti. La sortie de la gare se fait lentement. Tout est gris, sale. Il y a longtemps que je n’avais pas éprouvé ce balancement et entendu ce bruit bien spécifique au roulement du train. Les souvenirs me reviennent du temps (de ma jeunesse) où je travaillais à Paris. J’avais une heure de train pour faire 30kms mais aujourd’hui seulement 2h14mns pour faire 426 kms. Quels progrès ! Je revois quelques maisons qui me plaisaient déjà a l’époque. Des lotissements de maisons individuelles ont remplacé certaines « barres » d’immeuble de la banlieue mais dans l’ensemble j’ai l’impression qu’il n’y a pas grand chose de changé. 15mn après le départ, nous avons déjà dépassé plusieurs TER et passé plusieurs gares mais l’horizon est toujours rempli de toitures. Enfin une enseigne se détache « Carrefour Chelles » et quelques minutes après c’est la campagne. Nous roulons vite mais toujours pas de bruit ni de secousse. Les paysages défilent à une vitesse que ne n’avais jamais atteinte, du moins sur la terre ferme, mais pas de crainte. Je ne vais pas demander au conducteur de ralentir comme je le fais souvent avec mon mari. Au contraire je savoure ce moment. D’ailleurs je range mon crayon et mon bloc notes…….

Tantôt nous passons au niveau des champs, tantôt ils sont plus haut que nous, tantôt nous empruntons un viaduc et nous dominons un très court instant la vallée. Le ciel est gris. Les arbres sans feuilles sont tristes. Il n’y a pas de soleil dehors mais il y en a dans mon cœur. C’est la seule période des fêtes de fin d’année que j’aime vraiment : quand je suis dans mon cher petit village des Vosges auprès de ma tante. Cette année je suis partie plus tôt que mon mari. Deux jours de plus à profiter de ce lieu magnifique de petite montagne. Avec ces doux paysages et ce calme absolu seulement troublé par le murmure du ruisseau qui passe à quelques mètres de la maison. Lionel me rejoindra juste pour le réveillon. Il commence à ne plus apprécier ce déplacement annuel. Il préférerai passer Noël avec ses petites filles. C’est vrai que même pour moi le choix est dur à faire, mais ma Tante est la seule famille plus âgée que moi qui me reste. Et je l’aime trop pour ne plus venir faire cette fête de famille ici. C’est un véritable besoin pour moi aussi. De toute façon mes petites filles ont d’autres grands-parents. Je ne vois pas trop où est le problème. Eux c’est Noël et nous deux ou trois jours plut tard. Elles s’y feront. Depuis toujours nous faisons Noël dans les Vosges et mes enfants ne s’en sont jamais plaint. Quand ils ont été en âge de choisir, ils faisaient ce qu’ils voulaient mais moi je venais auprès de ma Tante et de mon oncle. Puis mes cousines se sont mariées et sont devenues Maman et la table s’est agrandie. Mais j’étais toujours là ! comme un vieux roc impossible à bouger !!!

Sur le siège à côté de moi, une très jeune fille enceinte « jusqu’au cou » s’est endormie et ronfle doucement. Les passagers que je peux apercevoir lisent le journal. Des effluvent de fromage blanc parfum fraises, viennent jusqu’à moi depuis le siège de devant où un papa donne à manger à sa petite fille d’environ trois ans. Je ne sais pas ce que son papa lui a dit mais elle rigole aux éclats.  C’est bon d’entendre un enfant rire. Samedi lorsque nous sommes allés voir Amélie, Lionel a réussi à la faire rire et j’adore ça. Malgré ses attelles, elle continue a sourire et à être gai. Elle est adorable. Normalement le 2 janvier, cette période de rééducation sera presque terminée. Si les radios sont bonnes, elle n’aura plus les attelles la journée. Juste pour dormir. Pendant encore environ deux mois. Mais elle va pouvoir apprendre à marcher. Enfin ! Il faut d’abord qu’elle retrouve assez de force dans les jambes et qu’elle acquière l’équilibre. Elle aura 14mois le 13 janvier. Depuis fin août  qu’elle est immobilisée, ça commence a faire long. Mais elle a toujours été souriante et ses parents ont passé l’épreuve mieux que je ne l’avais craint. Mais le principal, c’est qu’elle n’a pas souffert et qu’elle marchera normalement. Sans boiter ! C’est le pédiatre qui la suit qui l’a affirmer à ses parents…

A suivre

14 décembre 2008

Mon week end a moi

SAMEDI :

 Lorsque je me suis réveillée ce matin, je me suis dis : c’est  MON week end !

 

10H.

il pleut.

Il fait froid à ne pas mettre un chat dehors.

Départ pour Amiens. 1H et demi plus tard nous sommes devant le Zénith.

Le car de Philippe est là. Ce n’est pas une illusion. Son spectacle est annoncé en grand sur les affiches . Début 14h30 ! Nous retournons en ville, dans un restaurant repéré au passage. Le repas est simple mais bon. Encore meilleurs aujourd’hui.

Surtout quand il n’y a rien a préparer et pas de vaisselle a faire.

A 13h45 nous sommes de retour sur le parking du Zénith qui commence a se remplir. Déjà des voitures et trois cars sont garés à côté des guichets. Une belle file d’attente est déjà constituée. Nous avons nos billets en poches et dans un froid hivernal accompagné d’un petit vent polaire, nous prenons place derrière les autres, bientôt entouré de dizaines d’autres personnes grelottantes. 

A 14H enfin les grilles s’ouvrent et nous nous engouffrons dans le grand hall en espèrant un peu de chaleur. Que nenni ! il fait aussi froid que dehors mais il n’y a plus de vent. Je repère l’escalier « T9 » le sésame qui m’ouvre la porte vers mon idole. Un dernier regard vers son affiche « HELLO&GOODBYE » et je pousse la porte. Il n’y a pas encore beaucoup de monde d’installé car nous sommes rentrés dans les premiers et nous repérons facilement nos places. Nous sommes au quatrième rang, très près de la piste. Encore vingt minutes d’attente que je passe à regarder arriver et s’installer tous ces passionnés de patinage. La salle se remplit vite. Lorsque le rideau se lève enfin, il n’y a pratiquement plus de places libres. Le spectacle est magnifique. Féerique ! Je suis émerveillée comme un tout petit devant les lumières de son premier Noël. Les patineurs évoluent à quelques mètres de nous et Philippe  est le roi de la piste. Cette première heure de spectacle est passée très vite et l’entracte de vingt minutes me paraît une éternité. Mais comme il y a toujours une file d’attente impressionnante aux toilettes, c’est quand même juste a temps que je suis revenue à ma place.

Et c’est reparti pour 1H et demi de pirouettes et de voltiges, ainsi que des tableaux grandioses.

Lorsque Philippe vient nous saluer une dernière fois, j’ai les larmes aux yeux. Lui aussi essuie une larme. Il nous explique que nous venons d’assister à la 59eme représentation de ses adieux et qu’a chaque fois il est ému et qu’il est sincère. Je veux bien le croire car on ne quitte pas une profession comme la sienne sans regrets. J’en ai passé des heures devant mon écran télé pour le voir ! J’ai souvent eu peur pour lui quand il se préparait pour faire un triple saut ou un salto arrière. Il m’a donné beaucoup de bonheur. Pendant le retour j’avais encore les yeux plein de lui. De son spectacle magnifique.

Merci Philippe Candéloro. 

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DIMANCHE

Aujourd'hui aussi c'est une autre de mes idoles (depuis 40 ans) qui passe a la télé chez Michel Drucker : Salvatore Adamo! J'ai passé deux heures devant ma télé pour écouter son nouvel album que je trouve très réussi.

J'ai passé un bon week end avec mes idoles. Je crois que c'est la première fois que j'ai droit a deux idoles en deux jours. Comme quoi tout arrive!

Bonne semaine a tous

10 décembre 2008

Visites (fin)

Après un repas rapide, nous avons continué notre parcours vers un centre de tri. L’accueil et la présentation des responsables du site fut suivi d’abord par des explications sur le site par lui-même et sur l’importance de bien trier à la base, puis l’annonce des coûts de fonctionnement qui pèsent lourd sur les budgets des communes. Ensuite, vint la visite des chaînes de tri. Beaucoup de déchets sont triés par des machines mais le bout de chaîne est assuré manuellement. Lorsque nous sommes passés derrières eux, j’ai été impressionnée de voir la rapidité de leurs gestes. C’est un boulot sale, pénible, et bruyant. Comme beaucoup de metiers sur chaînes. Une bonne vingtaine de personnes sans qualification ou en réinsertion sont employés dans ce centre. Il faut vraiment faire attention a ce que nous achetons et surtout a l’emballage. En parler ne veut « rien dire » mais les images sont parlantes. Une visite dans un centre de tri nous fait voir les choses différemment. Je vais lancer l’idée de visites organisées pour le grand public. On visite bien les zoos, pourquoi fermer les yeux devant nos poubelles ? Je rejoints tout a fait Nicolas Hulot quand il dit que l’avenir de la planète est entre les mains de tous ses habitants. C’est a nous tous de faire attention comme s’il s’agissait de notre maison : il faut l’entretenir tous les jours et par tous les moyens, même si ça demande des efforts ou quelques sacrifices. Actuellement beaucoup d’entre nous profitent sans donner et il faut que ça change.Mais ça c'est beaucoup demander!

la réponse a la question est : 275 metres de haut

 

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