13 janvier 2009

Le tablier de Grand'mère

J'ai reçue d'une amie ce mail  <<"Histoire du tablier ...>>  qui "colle" énormément a certain de mes souvenirs et je pense qu'il en est de même pour beaucoup :


 Te souviens-tu du tablier de ta Grand’Mère ? 


 Le principal usage du tablier de Grand’Mère était de protéger la robe 
 en dessous, mais en plus de cela : 
 - Il servait de gant pour retirer une poêle brûlante du fourneau. 
 - Il était merveilleux pour essuyer les larmes des enfants, et, à 
 certaines occasions, pour nettoyer les frimousses salies. 
 - Depuis le poulailler, le tablier servait à transporter les oeufs, et 
 de temps en temps les poussins. ! 
 - Quand des visiteurs arrivaient, le tablier servait d'abri à des 
 enfants timides. 
 - Quand le temps était frais, Grand' Mère s'en emmitouflait les bras. 
 - Ce bon vieux tablier faisait office de soufflet, agité au dessus du 
 feu de bois. 
- C'est lui qui transbahutait les pommes de terre et le bois sec jusque 
 dans la cuisine. 
 - Depuis le potager, il servait de panier pour de nombreux légumes; 
 après que les petits pois aient été récoltés, venait le tour des choux. 
 - En fin de saison, il était utilisé pour ramasser les pommes tombées 
 de l'arbre. 
 - Quand des visiteurs arrivaient de façon impromptue, c'était 
 surprenant de voir avec quelle rapidité ce vieux tablier pouvait faire la 
 poussière. 
 - A l'heure de servir le repas, Grand' Mère allait sur le perron agiter 
 son tablier, et les hommes aux champs savaient aussitôt qu'ils devaient 
 passer à table. 
 - Grand' Mère l'utilisait aussi pour poser la tarte aux pommes à peine 
 sortie du four sur le rebord de la fenêtre pour qu'elle refroidisse; de 
 nos jours, sa petite fille la pose là pour la décongeler. 
 Il faudra de bien longues années avant que quelqu'un invente quelque 
 objet qui puisse remplacer ce bon vieux tablier qui servait à tant de 
 choses. 


 En souvenir de ma Grands’Mère,je publie cette notepour ceux qui 
savent, et pour ceux ceux qui pourront apprécier : " l'histoire du tablier de 
 Grand’Mère."

 Et j'ajouterai un souvenir supplémentaire a propos de ce tablier:

-Un jour qu'elle était partie faucher de l'herbe pour les lapins, le fameux tablier m'a rapporté une nichée de petites souris qui venaient de naitre. Elles étaient toutes petites et toutes roses et j'aurais bien aimé les garder mais ma grand-mère ne les avaient rapportées que pour me montrer sa trouvaille dans le champ mais les petites bêtes ont fini leurs voyages dans le ruisseau! 

Il me rapportait aussi des brimbelles en été pour que je puisse me régaler

 

09 mai 2008

Il y a quarante ans

Je n’avais pas quinze ans.

Cela faisait six mois que nous habitions a Aubervilliers. Dans un triste quartier d’usines.

Après le suicide de sa patronne, mon Père avait décidé de se mettre a son compte.

Et c’est pour cela que nous nous sommes retrouvés dans ce « bar-hotel-restaurant » situé en  banlieue parisienne.

J’étais encore a l’école et malgré le certificat d’études que j’avais passé avec succès, je ne voulais plus continuer mes études mais je n’avais pas le choix : il me fallait attendre mes 16 ans avant d’entrer dans la vie active.

Depuis le mois de novembre, les affaires ne marchaient pas très bien pour mes parents. C’est dur de se faire une clientèle !

Mais les évènements de mai 68, avec toutes les usines fermées et les grévistes qui ne savaient pas où aller, ont donné beaucoup de travail a mon Père.

Le restaurant et le bar ne désemplissaient pas de la journée.

Je n’allais pas a l’école, trop heureuse de « donner un coup de main » !

J’aidais mon Père et son aide cuisinière a préparer les repas en épluchant les légumes, en préparant les assiettes d’entrées, je coupais le fromage ect ; ect … ….

 Je servais en salle, je « faisais » la cave, je lavais la vaisselle…… Toutes ces petites taches qui ne demandent pas d’expérience.

Mais je n’ai aucun souvenirs de ce que faisais mes trois jeunes frères pendant de temps.

Je suppose qu’ils avaient la consigne de ne pas quitter l’appartement situé au-dessus du restaurant.

Parmi la clientèle, il y avait aussi beaucoup de routiers et nombreux étaient ceux qui « faisaient » l’international . Dans les pourboires, on retrouvait des pièces étrangères et c’est à cette période que j’ai commencé ma collection et je la continue encore maintenant.

Je n’avais aucune conscience de la gravité des évènements. J’étais simplement contente de ne pas aller à l’école !

C’est aussi pendant ces grèves que je me suis aperçu qu’une jolie et jeune fille devait se méfier de certains hommes et de leurs mains baladeuses. Heureusement mon Père me surveillait du coin de l’œil car ce jour-là j’aurais sans doute passer un mauvais quart d’heure. Après la cuisine, il y avait la porte qui donnait dans l’hôtel où j’avais une chambre et je ne me suis pas aperçu qu’un client me suivait. Il m’a coincé a l’entrée de ma chambre et a commencé a me toucher et a m’embrasser de force. Mais mon Père, heureusement, est intervenu tout de suite et le « sale type » a passer la porte de l’hôtel plus vite qu’il ne l’avait espérer. Inutile de dire qu’il n’est jamais revenu.

Puis quelques semaines plus tard tout est rentré dans l’ordre et je suis retournée à ma vie d’adolescente insouciante.

En quelques jours, j’ai acquis plus d’expérience de la vie et du monde du travail et j’aurais bien voulu que mes parents demande une dispense pour pouvoir les aider dans le restaurant sans être obliger de retourner a l’école, mais je n’ai pas eu gain de cause et c’est seulement un an plus tard que j’ai intégré définitivement le monde des adultes en allant apprendre mon métier dans le service informatique d’une grande société dont la chef était une bonne cliente du restaurant.

Je garde un bon souvenir de « Mai 68 » !  

08 février 2008

Messages codés

Mes beaux-parents se sont acheté un ordinateur avec un abonnement a internet.

Cette semaine, mon beau père m'a envoyé un E-mail codé.

Je ne m'y attendais pas et l'alignement de ces chiffres m'a rappelé des souvenirs de mon adolescence lorsque je correspondais avec une amie avec qui j'avais passée mes vacances dans les Vosges. Toutes nos lettres étaient en chiffres et il fallait du temps pour écrire ou déchiffrer le courrier. Et pour ne pas avoir de repères fixes nous commencions la numérotation à partir de n'importe quelle lettre et nous indiquions le nouveau code à chaque fois.

 Puis d'autres souvenirs sont revenus. Nos sorties avec des copains dans les petits villages aux alentours pour aller danser ou passer une après midi dans un petit bar où les tenanciers supportaient notre présence bruyante et peu rentable.

Nos soirées au clair de lune pour regarder les étoiles filantes ou tout simplement pour prendre le frais après une journée torride.

Nos instant réveurs a l'évocation d'un beau garçon rencontré un peu plus tôt dans la journée.

Nos interrogations sur le sens de la vie.

Nos projections dans l'avenir.

Mai 68 etait encore très présent dans nos esprits et du haut de nos 17 ans nous refaisions le monde. Deux gamines jeunes et fraiches pleines de douceurs et de tendresses : le monde futur ne pouvait qu'être meilleurs...

Puis les lettres se sont espacées et les rêves sont restés des rêves..

Le monde n'a pas évolué dans notre sens...

Catherine vit maintenant avec mari et enfants dans le sud de la France et moi dans l'Oise

Toutes les deux nous avons toujours notre famille dans ce petit village vosgiens mais nous ne nous sommes pas revues depuis plus de vingt ans.

Et là, ce soir, devant mon clavier, je rêve de passer une autre soirée avec elle et d'évoquer notre vie loin l'une de l'autre, dans ce pré qui domine tout le village et sous un ciel parsemé d'étoiles......

23 novembre 2006

Ma cocotte

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Comme je l'ai déja dis, j'ai été élevé par ma Grand mère jusqu'a l'age de 6 ans. Dans cette petite ferme, je vivais parmi les animaux. J'allais aux champs avec les grands, j'allais chercher les vaches pour les faire rentrer a l'étable, j'allais a l'herbe pour les lapins avec mon grand père, j'allais chercher les oeufs, ect, ect..

Mais je ne me souviens pas avoir eue un chien ou un chat.

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Mes animaux de compagnie étaient les poules, qui vivaient en liberté autour de la maison. Il n'y avait pas d'enclos pour elles a l'époque! Les éxigences vétérinaires étaient beaucoup moins importantes, voir inexistantes dans certains secteurs.

On n'abattait pas un troupeau entier pour une bête malade. Le paysan faisait un trou dans le parc, y mettait la bête crevée, de la chaux vive par dessus et refermait le trou...;

Parmi les poules, il y en a eu une qui était vraiment ma copine. Ma tante m'a raconté qu'elle me suivait partout. venait auprès de moi dés que je sortais. Elle mangeait dans ma main et je la prenais dans mes bras.

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Et puis un matin je n'ai pas vu mon amie. Elle n'est pas venue quand je suis sortie. Je l'ai cherché. Ma grand mère ne m'a rien dit. Le lendemain il y avait de la poule au menu.

J'aurais dis en pleurant: "Je crois bien que ma cocotte est passée a la cocotte".

La vérité, je l'ai su beaucoup plus tard, est que cette poule a été "toquée" par une voiture et qu'elle a été tuée sur le coup.

Et ma grand mère n'avait pas les moyens de gaspiller.

Je n'ai jamais demandé si j'avais mangé le menu de ce jour-là!!

 

16 novembre 2006

Communion solennelle

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Je suis a gauche 

Pour ma communion mon Père avait organisé un repas dans le restaurant où il travaillait.

Dans mon souvenir, ce repas était digne d'une princesse.

Nous étions peut être une vingtaine mais la fête était pour moi.

J'avais une aube blanche comme la majorité des communiants.

J'étais heureuse, fière.

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Mais avant ce jour-là, il y a eu "la retraite de communion" qui a durée trois jours. Mes compagnons de cathèchisme et moi étions logés dans un couvent, hors de Paris, où les soeurs s'occuppaient d'une ferme et d'un potager pour subvenir a leurs besoins. Je ne sais plus si nous avons choisi nos affectations pour ces trois jours, mais moi j'étais de service avec les animaux.

Je garde de ces journées un souvenir  de bonheur plus que de prières car nous étions sensés nour recueillir pour notre communion.

Je ne sais pas s'il y avait une participation financières des parents, mais si oui j'en remercie mes parents.

 

 

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Pendant le repas, avec les autres enfants, qui comme moi, avaient du mal a rester en place, nous faisions le tour du paté de maison. Quelle plaisir de ce faire admirer par les habitants du quartier.

Je ne me souviens plus de tous les cadeaux que j'ai eu, mais j'ai gardé la bague que mes parents m'ont offert pendant plus de trente ans a mon doigt.

Une bague en or avec une perle de culture.

Je l'ai retiré quand la perle a été complétement usée.

J'ai encore la monture dans ma boite a bijoux.

 

 

28 octobre 2006

En pantalon (suite premier emploi)

A cette époque, en tout cas dans cette société, les filles n'avaient pas le droit d'aller travailler en pantalon. Et blouses blanches obligatoires. Mais j'étais rebelle, et j'ai réussi a entrainer la majorité des autres jeunes filles qui travaillaient avec moi dans "une grêve pour le port du pantalon"..

Nous avons perdu et j'ai eu droit en prime a trois jours de mise a pied..

Mes parents n'ont a été content du tout ..du tout ...........

 

27 octobre 2006

Premier travail

J'ai eu seize ans en aout et j'ai commencé a travailler en septembre.

Parmi la clientèle de mon Père il y avait la chef du service informatique de l'usine située en face du café. Comme je ne voulais plus aller a l'école et que mes parents trouvaient que je n'avais pas ma place parmi tous ces hommes qui venaient "au bistrot", il a demandé a cette dame de m'embaucher dans son service pour m'apprendre un métier.

Je suis donc rentré chez "Caterpillar", une société de machines de chantier (grues, machines de levages, bulldozers, ect...) pour y apprendre le metier de perforatrice sur IBM (aujourd'hui on dit opératrice de saisie)

C'était le début de l'informatique. Beaucoup plus compliqué que maintenant.

Mon travail et celui de mes collègues consistait a transcrire des commandes d'un client donné ( généralement des listes de clients de certaines entreprises) pour les transformées en documents informatiques et qui ressortaient de la machine sous forme de cartes perforées qui étaient ensuites lues , triées et réincrites sous formes de listings par d'autres machines, dans d'autres bureaux mais où je n'avais pas accés.

J'ai tout de suite aimé ce travail et l'ambiance de bureau. J'ai appris trés vite a me servir de ma machine et je faisais du bon travail ( je le sais a mon salaire car nous avions des primes de rendements et de qualité de travail).

Je suis restée trois ans et demi dans cette société....

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C'est a cette époque que j'ai rencontrée celui qui sera mon mari cinq ans plus tard.

J'allais encore a la messe tous les dimanches et je devais passer devant chez lui. Un jour il s'amusait a lancer un petit canif pour le planter dans un poteau de  téléphone et il m'a siffler lorsque je suis passée devant lui.

Ca ne m'a pas plu et je lui ai fait remarquer que je n'étais pas un chien. J'aurais du me taire car piquer au vif, il m'a suivi un bon bout de chemin et au retour il était encore là. Mais j'étais fière et je suis passée devant lui en redressant la tête comme un" vrai coq".

Quelque jours plus tard, je suis allée dans Paris faire des achats a la Samaritaine avec une amie. Pour rejoindre le métro j'étais obligée de passer devant chez lui et ,comme de bien entendu, a croire qu'il passait ses journées dans la rue,il était là! Nous ne nous étions pas revu depuis le dimanche et a croire que notre aparté lui était resté dans la gorge car il a recommencé a me suivre.

Avec ma copine , nous avons fait exprés d'aller dans les rayons de lingerie feminine en pensant le mettre mal a l'aise, mais non, il nous a suivi même dans ces rayons là!!!!

Nous l'avons eu a nos basques toute l'après midi.

A suivre

 

16 octobre 2006

L'appartement

L'appartement du fg du temple était petit pour nous six: une chambre pour mes parents, une salle a manger avec un divan convertible pour moi et mon petit frère et un lit que l'on relevait contre le mur dans la journée pour mes deux autres frères. Une petite cuisine, une petite entrée, une petite salle de bain( ce qui était un luxe quand même a cette époque) TOUT était petit dans mon souvenir.

L'après midi, quand nous n'étions pas a l'école, nous faisions la sieste a quatre dans le lit. Deux aux pieds et deux a la tête.

 Puis je suis repartie un peu plus d'un an chez ma grand-Mère. Et lorsque je suis revenue l'appartement m'a paru vraiment petit par rapport a toute la place et la liberté que j'avais dans les Vosges.

Deux ans plus tard, nous avons déménagé dans une superbe HLM a Cachan. J'avais ma chambre pour moi tout seule.

Etant l'ainée de quatre ans avec mon premier frère, j'avais la permission d'aller jouer dehors. Nous avions les jeux de tous les gamins de notre âge.

Et puis Patrick est venu habiter dans notre HLM!!

Je devais avoir treize ans et demi et je crois qu'il avait a peu près le même age. Nous nous sommes plu tout de suite. Ce fût mon premier amoureux. Nous jouions a cache cache avec notre petite bande. Notre planque favorite était le réduit des vide-ordures. Pas très romantique....

Mes premiers petits baisers (très sage) d'amoureux. Mes premiers émois... Mes premiers sentiments de jalousie....

Quelque mois plus tard, Patrick et ses parents sont partis.

Premier chagrin d'amour...

Puis nous avons déménagé a notre tour.

Après le suicide de sa patronne, mon Père a acheté un bar-restaurant hotel a Aubervilliers dans une zone de production avec beaucoup d'usines dans les rues avoisinantes.

C'était en novembre 1967.

Puis il y a eu mai 68.

Beaucoup de gréviste venaient passer la journée au bar.

Il fallait aussi leurs servir a manger. Mes parents et la serveuse étaient débordés. Comme je n'aimais pas l'école, je ne me suis pas fais prier pour leurs donner un coup de main comme serveuse en salle.

Le travail a été très dur pendant tout le temps qu'ont duré les grèves. Mais ça a permis a mon Père de se faire une clientèle fidèle pour les années suivantes.

Je suis retournée a l'école que j'ai quittée a 16 ans.

 

 

09 octobre 2006

Mon grand-Père

Cet après midi, nous sommes allés a une exposition sur les moyens de transport dans le Vexin-Thelle (pour les trains ) et ailleurs datant du début du siecle jusqu'aux années 60-70 .

Beaucoup de cartes postales et de photos issues de collections privées, des vieux vélos, des voitures, des jouets anciens, des outils ect ect...

Et puis parmis les triporteurs, les vieilles motos et les velos datant de 1910 pour le plus vieux, j'ai vu un "solex".

Des images sont revenues du fond de ma mémoire.

Mon grand-Père avait un de ces engins pour aller a l'usine. C'est sans doute mon imagination, mais je le revois avancer la manette devant le guidon et pédaler pour lancer le moteur.

Il fumait des 'roulées' au tabac gris et j'allais lui chercher son paquet chez une dame qui en avait toujours quelques paquets d'avance chez elles.

Je me rappelle de lui comme d'un homme calme et éffacé.

Le soir il se couchait le premier et j'allais lui faire un calin avant d'aller dans mon lit. Il mangeait des "Pulmoll" et m'en donnait aussi. Chacun sait que les bonbons avant d'aller au lit sont néfastes pour les dents et je peux le confirmer, pour moi ça s'est révélé exact......

Pour réchauffer un peu le lit en hiver,car il n'y avait pas de chauffage dans la chambre (et encore moins de chauffage central) ma Grand-Mère chauffait des briques dans le foyer du fourneau et les enrobaient dans des chiffons pour faire des bouillotes. Il ne fallait surtout pas mettre les pieds dessus car gare aux brulures.... 

Il me prenait contre lui lorsque j'avais du chagrin.

Un jour que je me suis fais punir par la maitresse et que ma Grand-Mère m'a donné une autre punition ,il est venu s'assoir a coté de moi, tout simplement, et j'ai l'impression que je ressens encore son calme et sa douceur, sa présence réconfortante...

Puis un après midi, je suis allée cueillir des brimbelles avec ma Grand-Mère. A peine partie de la maison,je suis revenue sur mes pas car j'avais oublié mon chapeau. Il était assis, occupé a se rouler une cigarette. Un petit bisou en passant et vite je suis repartie rejoindre ma Grand-mère. Nous étions en pleine cueillette des brimbelles quand une dame du village est venue nous chercher en voiture dans le bois. Elle a dit quelques mots que je n'ai pas entendu et nous sommes parties avec elles. J'ai été déposé en route chez une grand-tante. La fin de la journée est flou dans ma tête. On m'a dit que mon Grand-Père était mort.

C'est la dame a la voiture qui l'a trouvé.

C'est mon premier gros chagrin.

J'avais dix ans.

  

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Je suis au milieu avec mon Grand-Père et ma tante que j' aime énormément et que je vais retrouvée tous les ans quand je vais me ressourcer dans les Vosges.

06 octobre 2006

Retour a Paris

Nous sommes restés a Paris dans cet immeuble jusqu'a mes treize ans. Mon père travaillait dans un restaurant a coté du ministère de l'intérieur comme chef ( et unique) cuisinier.

Je n'ai pas beaucoup de souvenirs de ces années là. Mais quelques  petites tranches de vie qui trottent dans ma tête.

 

LE PERE NOEL

Un après midi , je devais avoir sept ans, j'étais dans la cuisine avec Maman et elle m'a dit que le Père Noël n'existait pas. J'ai été "traumatisée" par cette nouvelle car je m'en rappelle encore mais je refuse toujours de croire que Papa Noël n'est qu'une "création" des parents. C'est si doux d'y croire un peu quand même!

Surtout que mon Père s'appelait Noël.

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LES GUIDES DE FRANCE

Le jeudi j'allais aux "guides de France" c'est la version scouts pour les filles. Peu de souvenirs , sauf la construction d'un iggloo avec du polysthirène.

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LA GLACE

Nous habitions en face d'un glacier réputé et tous les jeudis soir mon Père nous rapportait des petits pots de glace. C'était vraiment un moment attendu par mes fréres et moi. Un petit moment de fête.

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LA SAUCE

Lorsque qu'il faisait du "boeuf bourguignon" au restaurant, le soir mon Père rapportait le reste de la sauce (sans viande) et nous nous régalions avec de la purée arrosée de cette sauce.

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LES ORANGES

Je revoie aussi des grosses caisses d'oranges que mon Père achetait aux halles et Maman nous faisait des grands verres de jus avant d'aller a l'école

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LE DIMANCHE

Le dimanche j'avais la responsabilité de mes petits fréres et nous allions nous promener au square pour aller regarder les péniches qui naviguaient sur le canal et mes frères jouaient dans les bacs a sables et je jouais avec eux aux billes ou aux osselets. Nos parents nous donnaient 1 franc pour nous acheter des bonbons. Je me souviens surtout des caramels a 1 centime. Un jour pour faire plaisir a nos parents nous avons fait une "photomaton" avec l'argent des bonbons. Maman a garder très longtemps cette photo: je l'ai retrouvée dans ses affaires lorsqu"elle est partie.

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 AU BORD DE L'EAU

Mon père avait un deuxième emploi l'après midi. Il travaillait pour une maison de couture et livrait des robes de mariées a des clients. Il le faisait avec sa mobylette qui avait une petite remorque. Comme cet "mob" était a lui , il l'avait le week end. Quand il faisait beau Maman , mes frères et moi, nous prenions le train et nous allions dans un petit village qui je crois s'appelait Voves. Mon Père nous rejoignait par la route en mobylette avec les provisions dans sa petite remorque. Nous nous retrouvions dans un champ où il y avait des vaches, le long d'un cours d'eau. Nous faisions des tours de mobylette, dans la remorque.

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